Harald a écrit:en lisant le même fil en face, on s'aperçoit que la finesse et la modération ne sont pas l'apanage de la jeunesse. Dire qu'il y a des tr... du ... pour mettre Ferrat en balance avec Noir Désir
Legion a écrit:Toutes considérations sur la vie rocambolesque du chanteur mises à part, il y a quand même pire que Noir Désir.
Harald a écrit:Edit : en lisant le même fil en face, on s'aperçoit que la finesse et la modération ne sont pas l'apanage de la jeunesse. Dire qu'il y a des tr... du ... pour mettre Ferrat en balance avec Noir Désir
Ash a écrit:Du peu que j'ai entendu, je n'ai pas accroché à Ferrat, en revanche j'ai beaucoup aimé Léo Ferré, soit quelqu'un qui gratouille sa guitare avec beaucoup de mots derrière. J'imagine que je sent la France rouge moisie.
Libre jusqu’au bout
L’époque est aux expériences révolutionnaires. Dès 1967, Jean Ferrat avait voyagé « pour voir » au pays de Fidel Castro où il a chanté Cuba Si ou Guérilleros devant un public acquis. Adhère-t-il alors à la cause cubaine ? Sa chanson Excusez-moi, la même année, laisse plutôt poindre son inébranlable idéalisme et ses contradictions : « Un jour j’en ris, l’autre j’en pleure. Et qu’importe si c’est un leurre, je pourrai dire que j’y crois ». Fidèle à ses valeurs, faute de l’être à ses combats !
Camarade , en 1970, est une implacable adresse aux Soviétiques fossoyeurs du Printemps de Prague. Dix-sept ans, la même année, dénonce le sacrifice de la jeunesse au Vietnam. En 1975, Un air de liberté, attaque Jean d’Ormesson, dont un éditorial sur la chute de Saïgon avait hérissé la moustache du chanteur.
Et en 1980, c’est avec ses compagnons de route que Ferrat semble, cette fois, prêt à en découdre : Le bilan attaque Georges Marchais, premier secrétaire du PCF, et son bilan du communisme «globalement positif». Le chanteur riposte et dénonce « les millions de morts qui forment le passif», mais toujours au nom de l’idéal « qui nous pousse encore à nous battre »...
Libre jusqu’au bout, même dans son silence volontaire, il aura gardé cette source intarissable. Elle s’est tue samedi 13 mars. Et Ferrat nous laisse avec les derniers mots de sa chanson épilogue : «Jusqu’au bout de lui-même, le chanteur a fait ce qu’il a pu. Qu’importe si, chemin faisant, vous allez m’abandonner comme une hypothèse »…
Taranne a écrit:Sinon je suis assez d'accord avec H16 et Tremendo.
Legion a écrit:Ash a écrit:Du peu que j'ai entendu, je n'ai pas accroché à Ferrat, en revanche j'ai beaucoup aimé Léo Ferré, soit quelqu'un qui gratouille sa guitare avec beaucoup de mots derrière. J'imagine que je sent la France rouge moisie.
Ferré était plutôt anarchiste que coco, et d'ailleurs si on doit ne pas l'aimer pour ça, il faut jeter Brassens et Brel exactement pour la même raison.
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