Le prométhéisme monétaire de Hayek

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Le prométhéisme monétaire de Hayek

Messagepar Cathostrophiste sur 02 Mar 2010, 11:41

Un article éclairant d'André Orléan sur un Hayek tenté par le démon de la cohérence :

"L'utopie individualiste d'une économie sans monnaie"

http://www.persee.fr/web/revues/home/pr ... rage=false


Tout le numéro de Communications d'où est tiré ce papier devrait nous donner quelques pistes de réflexion, puisqu'il s'intéresse à l'idéal prométhéen. Je pense en particulier à cet article de François Flahault qui analyse le prométhéisme d'Ayn Rand et son influence (repris dans son récent essai Le Crépuscule de Prométhée), notamment en en exposant certaines apories (par exemple, l'énoncé individualiste du monologue de Roark dans The Fountainhead est ainsi contredit par son énonciation même, remarque le philosophe avec pertinence).
La politique systématique moderne, qu'elle soit libérale, conservatrice, radicale ou socialiste, doit être rejetée d'un point de vue qui fait réellement allégeance à la tradition des vertus, car la politique moderne elle-même exprime sous ses formes institutionnelles un rejet systématique de cette tradition. (Alasdair McIntyre)
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Re: Le prométhéisme monétaire de Hayek

Messagepar Apollon sur 09 Mar 2010, 03:53

Une fois de plus un auteur antilibéral fait passer le suppositoire d'une pensée conservatrice via la critique d'un épouvantail libéral. En réalité deux discours : une très légitime critique de la modernité, et une attribution aberrante de cette modernité au projet libéral de Hayek et compagnie.

Témoigne le plus de la mauvaise foi de l'auteur le fait de dénoncer chez Hayek la volonté de supprimer la monnaie. De quoi induire en erreur tout le lectorat qui ne saura pas que Hayek veut seulement abolir le monopole de la monnaie de l'Etat. Une idée que l'auteur assimile à la destruction de la monnaie sans permettre la moindre discussion. On passera sur les sauts lacantiques, on appréciera la rigueur des imputations et on se rappellera ce joli aphorisme : "Le dogmatisme est notre penchant à « identifier l'objet de notre pensée avec l'endroit où nous devenons fatigués de penser." (cité par Leo Strauss)
Religion, moralité, législation, économie, politique, administration, tout ceci semble être devenu un bien commun et accessible à n'importe qui. La science apparait intuitive, l'expérience n'a pas de valeur pour le présomptueux ; la foi ne signifie rien pour lui... les lois n'ont pas de valeur pour lui ... La puissance réside en lui-même... Cela qui était approprié pour un âge de faiblesse n'est plus adéquat à celui de la raison... [Ceci] tend vers un ordre des choses qui [atomise] la société. Metternich
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Re: Le prométhéisme monétaire de Hayek

Messagepar Harald sur 09 Mar 2010, 08:05

Apollon a écrit:Témoigne le plus de la mauvaise foi de l'auteur le fait de dénoncer chez Hayek la volonté de supprimer la monnaie. De quoi induire en erreur tout le lectorat qui ne saura pas que Hayek veut seulement abolir le monopole de la monnaie de l'Etat. Une idée que l'auteur assimile à la destruction de la monnaie sans permettre la moindre discussion. On passera sur les sauts lacantiques, on appréciera la rigueur des imputations et on se rappellera ce joli aphorisme : "Le dogmatisme est notre penchant à « identifier l'objet de notre pensée avec l'endroit où nous devenons fatigués de penser." (cité par Leo Strauss)

A mon avis le problème vient moins du monopole des états à battre monnaie que de l'inconvertibilité de celles-ci en or.
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Re: Le prométhéisme monétaire de Hayek

Messagepar Cathostrophiste sur 09 Mar 2010, 09:38

Pour la plupart des libéraux, la monnaie est bien un obstacle. Et, de façon plus générale, combien de raisonnements économiques ne se basent pas sur des exemples où la monnaie est bel et bien absente (cf. les arguments relatifs au libre-échange, par exemple) !

Si je suis bien la réflexion d'Orléan, il considère que la mise en concurrence de la production de devises a pour conséquence d'abolir le caractère symbolique de la monnaie, de vider celle-ci de son sens qui va au-delà de "simples" considérations économiques. Ensuite, il ne résume pas la modernité dans Hayek ; il voit plutôt en lui une expression aboutie de celle-ci. Si on le poussait un peu, je suis persuadé qu'il verrait dans son objectif de dénationalisation monétaire une figure postmoderne.

le suppositoire d'une pensée conservatrice via la critique d'un épouvantail libéral


Je ne savais pas que tu avais pour modèle le maire de Champignac ! :)
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Re: Le prométhéisme monétaire de Hayek

Messagepar Apollon sur 11 Mar 2010, 20:00

Cathostrophiste a écrit:Pour la plupart des libéraux, la monnaie est bien un obstacle.

Un obstacle à l'Etat que celui-ci cherche à subjuguer, limité heureusement par la concurrence entre monnaies de sorte que la mauvaise monnaie ne chasse plus la bonne. Un obstacle oui, mais alors un obstacle bienheureux à protéger.

Cathostrophiste a écrit:Et, de façon plus générale, combien de raisonnements économiques ne se basent pas sur des exemples où la monnaie est bel et bien absente (cf. les arguments relatifs au libre-échange, par exemple) !

Parce qu'on peut parfois en faire abstraction. De toute façon libéralisme et économie sont deux choses différentes.

Cathostrophiste a écrit:Si je suis bien la réflexion d'Orléan, il considère que la mise en concurrence de la production de devises a pour conséquence d'abolir le caractère symbolique de la monnaie, de vider celle-ci de son sens qui va au-delà de "simples" considérations économiques. Ensuite, il ne résume pas la modernité dans Hayek ; il voit plutôt en lui une expression aboutie de celle-ci. Si on le poussait un peu, je suis persuadé qu'il verrait dans son objectif de dénationalisation monétaire une figure postmoderne.

Les monnaies qui marchent sont dans une certaine mesure indépendantes du pouvoir politique : le thaler, le mark et même le dollar. A l'inverse, les gouvernements qui ont voulu soumettre la monnaie à leurs objectifs politique font le malheur de leurs peuples et creusent leur tombe : le Chili socialiste, la république de Weimar, le Zimbabwe de Mugabe etc.

La monnaie représente une "totalité sociale" - je veux bien en convenir à supposer que ce jargon signifie qqch - mais c'est bien plus le cas dans la perspective hayékienne que dans celle du primat politique rêvé d'Orléan.
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Re: Le prométhéisme monétaire de Hayek

Messagepar Cathostrophiste sur 11 Mar 2010, 22:03

Apollon a écrit:Un obstacle à l'Etat que celui-ci cherche à subjuguer, limité heureusement par la concurrence entre monnaies de sorte que la mauvaise monnaie ne chasse plus la bonne. Un obstacle oui, mais alors un obstacle bienheureux à protéger.



Le débat repose justement sur la croyance en l'existence de lois en économie. Rien n'est moins sûr.

Apollon a écrit:Parce qu'on peut parfois en faire abstraction. De toute façon libéralisme et économie sont deux choses différentes.


C'est bien pourquoi j'ai précisé : "de façon plus générale".

Compte tenu qu'au XIXe siècle (siècle libéral par excellence), "économiste" signifiait "libéral" dans les cercles proches ou non de ce courant...

Quant aux comparaisons entre Chili socialiste, République de Weimar et Zimbabwe de Mugabe, elles convaincront les libéraux, mais elles reviennent à rapprocher des pommes et des poires.
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Re: Le prométhéisme monétaire de Hayek

Messagepar Apollon sur 11 Mar 2010, 22:55

Cathostrophiste a écrit:Le débat repose justement sur la croyance en l'existence de lois en économie. Rien n'est moins sûr.

Des lois dans un sens nécessaire : non. Mais des lois de le sens de régularités, tendances - sociales en l'occurrence - : absolument.

Cathostrophiste a écrit:C'est bien pourquoi j'ai précisé : "de façon plus générale".

Compte tenu qu'au XIXe siècle (siècle libéral par excellence), "économiste" signifiait "libéral" dans les cercles proches ou non de ce courant...

Mais au-delà du XXe siècle ce n'est plus le cas et Hayek traitait de danger l'économiste qui ne serait qu'économiste. Il avait d'ailleurs fait part de ses critiques contre le Nobel lorsqu'il l'avait reçu.

Cathostrophiste a écrit:Quant aux comparaisons entre Chili socialiste, République de Weimar et Zimbabwe de Mugabe, elles convaincront les libéraux, mais elles reviennent à rapprocher des pommes et des poires.

Ces exemples illustrent le fait que l'inflation détruit les rapports sociaux. A faible dose on peut concevoir que l'inflation favorise l'entreprenariat, à plus forte elle abolit la société et prépare le règne de la force et des passions.

Si les libéraux se sont dressés contre l'inflation et, conséquents, ont voulu soustraire la monnaie du politique, ce n'est pas - comme le rêvent les gauchistes - pour introduire la concurrence partout mais pour protéger l'individu et la société.

De même que les socialistes de la fin du XIXe siècle avait inventé le concept de darwinisme social pour interpréter par le soupçon l'immobilisme des libéraux et des conservateurs qu'elle ne comprenait pas, de même le dada de la gauche aujourd'hui est de croire que la politique libérale vise secrètement l'introduction de l'argent et de la concurrence dans tous les rapports sociaux pour renforcer la domination des riches. Toujours la même soupe même si la forme est plus ou moins raffinée.
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Re: Le prométhéisme monétaire de Hayek

Messagepar Cathostrophiste sur 12 Mar 2010, 00:36

Apollon a écrit:
Cathostrophiste a écrit:Le débat repose justement sur la croyance en l'existence de lois en économie. Rien n'est moins sûr.

Des lois dans un sens nécessaire : non. Mais des lois de le sens de régularités, tendances - sociales en l'occurrence - : absolument.

Cathostrophiste a écrit:C'est bien pourquoi j'ai précisé : "de façon plus générale".

Compte tenu qu'au XIXe siècle (siècle libéral par excellence), "économiste" signifiait "libéral" dans les cercles proches ou non de ce courant...

Mais au-delà du XXe siècle ce n'est plus le cas et Hayek traitait de danger l'économiste qui ne serait qu'économiste. Il avait d'ailleurs fait part de ses critiques contre le Nobel lorsqu'il l'avait reçu.

Cathostrophiste a écrit:Quant aux comparaisons entre Chili socialiste, République de Weimar et Zimbabwe de Mugabe, elles convaincront les libéraux, mais elles reviennent à rapprocher des pommes et des poires.

Ces exemples illustrent le fait que l'inflation détruit les rapports sociaux. A faible dose on peut concevoir que l'inflation favorise l'entreprenariat, à plus forte elle abolit la société et prépare le règne de la force et des passions.

Si les libéraux se sont dressés contre l'inflation et, conséquents, ont voulu soustraire la monnaie du politique, ce n'est pas - comme le rêvent les gauchistes - pour introduire la concurrence partout mais pour protéger l'individu et la société.

De même que les socialistes de la fin du XIXe siècle avait inventé le concept de darwinisme social pour interpréter par le soupçon l'immobilisme des libéraux et des conservateurs qu'elle ne comprenait pas, de même le dada de la gauche aujourd'hui est de croire que la politique libérale vise secrètement l'introduction de l'argent et de la concurrence dans tous les rapports sociaux pour renforcer la domination des riches. Toujours la même soupe même si la forme est plus ou moins raffinée.


Que des gouvernements cherchent à manipuler la monnaie à leur avantage, oui, mille fois oui. Pour autant, une partie du débat porte bien sur l'interprétation libérale de l'inflation. Là encore, je crois que le libéralisme endosse les habits avantageux de la pensée soupçonneuse pour mieux éviter les vraies questions.

Quand le prix des produits de nécessité augmente tandis que diminue (relativement) celui des produits dits de confort et de luxe, cela ne devrait-il pas nous intriguer ? Et quand des économistes nous assènent que les ménages à bas revenus ne devraient pas s'endetter pour acheter des biens "réservés à l'élite" (la rareté devant sans doute lui bénéficier)... alors que le système politique et économique qu'ils prônent indéfectiblement n'a de cesse - par tous les moyens, à commencer par le plus vulgaire qu'est la publicité - d'inciter les "prolos" à s'endetter, que faut-il en penser ? Voilà, selon moi, les vraies questions économiques et sociales de notre temps.

Quant au darwinisme social, que le concept ait été inventé par les socialistes (qui ne faisaient que remonter à l'une des sources avouées du darwinisme, en réalité), cela n'ôte rien à la réalité et à l'actualité de ce qui est dénoncé sous cette notion.
La politique systématique moderne, qu'elle soit libérale, conservatrice, radicale ou socialiste, doit être rejetée d'un point de vue qui fait réellement allégeance à la tradition des vertus, car la politique moderne elle-même exprime sous ses formes institutionnelles un rejet systématique de cette tradition. (Alasdair McIntyre)
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Re: Le prométhéisme monétaire de Hayek

Messagepar Ash sur 12 Mar 2010, 02:29

Cathostrophiste a écrit:
Apollon a écrit:
Cathostrophiste a écrit:Le débat repose justement sur la croyance en l'existence de lois en économie. Rien n'est moins sûr.

Des lois dans un sens nécessaire : non. Mais des lois de le sens de régularités, tendances - sociales en l'occurrence - : absolument.

Cathostrophiste a écrit:C'est bien pourquoi j'ai précisé : "de façon plus générale".

Compte tenu qu'au XIXe siècle (siècle libéral par excellence), "économiste" signifiait "libéral" dans les cercles proches ou non de ce courant...

Mais au-delà du XXe siècle ce n'est plus le cas et Hayek traitait de danger l'économiste qui ne serait qu'économiste. Il avait d'ailleurs fait part de ses critiques contre le Nobel lorsqu'il l'avait reçu.

Cathostrophiste a écrit:Quant aux comparaisons entre Chili socialiste, République de Weimar et Zimbabwe de Mugabe, elles convaincront les libéraux, mais elles reviennent à rapprocher des pommes et des poires.

Ces exemples illustrent le fait que l'inflation détruit les rapports sociaux. A faible dose on peut concevoir que l'inflation favorise l'entreprenariat, à plus forte elle abolit la société et prépare le règne de la force et des passions.

Si les libéraux se sont dressés contre l'inflation et, conséquents, ont voulu soustraire la monnaie du politique, ce n'est pas - comme le rêvent les gauchistes - pour introduire la concurrence partout mais pour protéger l'individu et la société.

De même que les socialistes de la fin du XIXe siècle avait inventé le concept de darwinisme social pour interpréter par le soupçon l'immobilisme des libéraux et des conservateurs qu'elle ne comprenait pas, de même le dada de la gauche aujourd'hui est de croire que la politique libérale vise secrètement l'introduction de l'argent et de la concurrence dans tous les rapports sociaux pour renforcer la domination des riches. Toujours la même soupe même si la forme est plus ou moins raffinée.


Que des gouvernements cherchent à manipuler la monnaie à leur avantage, oui, mille fois oui. Pour autant, une partie du débat porte bien sur l'interprétation libérale de l'inflation. Là encore, je crois que le libéralisme endosse les habits avantageux de la pensée soupçonneuse pour mieux éviter les vraies questions.

Quand le prix des produits de nécessité augmente tandis que diminue (relativement) celui des produits dits de confort et de luxe, cela ne devrait-il pas nous intriguer ? Et quand des économistes nous assènent que les ménages à bas revenus ne devraient pas s'endetter pour acheter des biens "réservés à l'élite" (la rareté devant sans doute lui bénéficier)... alors que le système politique et économique qu'ils prônent indéfectiblement n'a de cesse - par tous les moyens, à commencer par le plus vulgaire qu'est la publicité - d'inciter les "prolos" à s'endetter, que faut-il en penser ? Voilà, selon moi, les vraies questions économiques et sociales de notre temps.

Un tout petit peu confus. Le libéralisme économique (classique) serait portée sur l'inflation ?

Cathostrophiste a écrit:Quant au darwinisme social, que le concept ait été inventé par les socialistes (qui ne faisaient que remonter à l'une des sources avouées du darwinisme, en réalité), cela n'ôte rien à la réalité et à l'actualité de ce qui est dénoncé sous cette notion.

Mais pas Darwin lui-même.
Découragés par la vie chère et dévalorisés par la pilule, la vertu et la fidélité ne se rencontrent plus que chez les transfuges du trottoir. Ces femmes là n'ambitionnent plus qu'une seule position sociale, ayant épuisé toutes les autres. Marie-toi, tu ne seras jamais cocu !
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Re: Le prométhéisme monétaire de Hayek

Messagepar Cathostrophiste sur 12 Mar 2010, 23:53

Ash a écrit:Un tout petit peu confus. Le libéralisme économique (classique) serait portée sur l'inflation ?


Plutôt, les libéraux supposent généralement que l'inflation provient d'une manipulation monétaire, alors que celle-ci n'en est qu'une cause parmi d'autres.

Ash a écrit:
Cathostrophiste a écrit:Quant au darwinisme social, que le concept ait été inventé par les socialistes (qui ne faisaient que remonter à l'une des sources avouées du darwinisme, en réalité), cela n'ôte rien à la réalité et à l'actualité de ce qui est dénoncé sous cette notion.

Mais pas Darwin lui-même.


Je n'ai pas compris.
La politique systématique moderne, qu'elle soit libérale, conservatrice, radicale ou socialiste, doit être rejetée d'un point de vue qui fait réellement allégeance à la tradition des vertus, car la politique moderne elle-même exprime sous ses formes institutionnelles un rejet systématique de cette tradition. (Alasdair McIntyre)
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Re: Le prométhéisme monétaire de Hayek

Messagepar Apollon sur 13 Mar 2010, 00:21

Cathostrophiste a écrit:Plutôt, les libéraux supposent généralement que l'inflation provient d'une manipulation monétaire, alors que celle-ci n'en est qu'une cause parmi d'autres.

Ce que les libéraux ne contestent pas.
Religion, moralité, législation, économie, politique, administration, tout ceci semble être devenu un bien commun et accessible à n'importe qui. La science apparait intuitive, l'expérience n'a pas de valeur pour le présomptueux ; la foi ne signifie rien pour lui... les lois n'ont pas de valeur pour lui ... La puissance réside en lui-même... Cela qui était approprié pour un âge de faiblesse n'est plus adéquat à celui de la raison... [Ceci] tend vers un ordre des choses qui [atomise] la société. Metternich
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Re: Le prométhéisme monétaire de Hayek

Messagepar Ash sur 13 Mar 2010, 01:15

Cathostrophiste a écrit:
Ash a écrit:
Cathostrophiste a écrit:Quant au darwinisme social, que le concept ait été inventé par les socialistes (qui ne faisaient que remonter à l'une des sources avouées du darwinisme, en réalité), cela n'ôte rien à la réalité et à l'actualité de ce qui est dénoncé sous cette notion.

Mais pas Darwin lui-même.


Je n'ai pas compris.

Darwin n'est pas la source du darwinisme social.
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Re: Le prométhéisme monétaire de Hayek

Messagepar Cathostrophiste sur 13 Mar 2010, 09:43

Apollon a écrit:
Cathostrophiste a écrit:Plutôt, les libéraux supposent généralement que l'inflation provient d'une manipulation monétaire, alors que celle-ci n'en est qu'une cause parmi d'autres.

Ce que les libéraux ne contestent pas.


In petto, probablement.


Ash a écrit:Darwin n'est pas la source du darwinisme social.


Bien sûr, c'est Herbert Spencer qui en est le théoricien le plus flagrant (sans évidemment jamais avoir revendiqué l'appellation, et pour cause). J'expliquais seulement que ce qui est dénoncé sous cette étiquette est plus ancien que l'expression elle-même. Disons, pour résumer, que des malentendus sont nés entre Spencer et Darwin autour de l'expression "survie des plus aptes" confondue erronément (d'ailleurs, encore maintenant, tant par certains pro-Darwiniens que par les anti) avec la notion de sélection naturelle.

PS : et joyeux anniversaire à toi !
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Re: Le prométhéisme monétaire de Hayek

Messagepar Ash sur 13 Mar 2010, 11:31

A noter que les promoteurs du darwinisme social, que ce soit Spencer ou Galton sont à chaque fois des libéraux et non pas de fieffés collectivistes comme j'ai pu le lire sur lib.org.

P.S. : Eh merci bien !
Découragés par la vie chère et dévalorisés par la pilule, la vertu et la fidélité ne se rencontrent plus que chez les transfuges du trottoir. Ces femmes là n'ambitionnent plus qu'une seule position sociale, ayant épuisé toutes les autres. Marie-toi, tu ne seras jamais cocu !
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Re: Le prométhéisme monétaire de Hayek

Messagepar Cathostrophiste sur 13 Mar 2010, 20:46

Ash a écrit:A noter que les promoteurs du darwinisme social, que ce soit Spencer ou Galton sont à chaque fois des libéraux et non pas de fieffés collectivistes comme j'ai pu le lire sur lib.org.

P.S. : Eh merci bien !



Spencer préfigure d'ailleurs Rand et le courant libertarien.
La politique systématique moderne, qu'elle soit libérale, conservatrice, radicale ou socialiste, doit être rejetée d'un point de vue qui fait réellement allégeance à la tradition des vertus, car la politique moderne elle-même exprime sous ses formes institutionnelles un rejet systématique de cette tradition. (Alasdair McIntyre)
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Re: Le prométhéisme monétaire de Hayek

Messagepar Tex Willer sur 13 Mar 2010, 20:49

...
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Re: Le prométhéisme monétaire de Hayek

Messagepar Cathostrophiste sur 13 Mar 2010, 22:15

Tex Willer a écrit:...


Que dois-je éclaircir ou préciser ?
La politique systématique moderne, qu'elle soit libérale, conservatrice, radicale ou socialiste, doit être rejetée d'un point de vue qui fait réellement allégeance à la tradition des vertus, car la politique moderne elle-même exprime sous ses formes institutionnelles un rejet systématique de cette tradition. (Alasdair McIntyre)
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Re: Le prométhéisme monétaire de Hayek

Messagepar Luis sur 13 Mar 2010, 22:19

Cathostrophiste, magnanime :D !
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